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Le procédé d'oxydation thermique

Le
procédé d'oxydation thermique
utilisé à Saint-Ambroise
par Récupère
Sol Inc. (RSI) est le fruit
de 15 ans de recherche et
de développement de
la firme Bennett
Environmental
qui compte plus de trente
années d’expérience
en matière d’innovations
technologiques dans le domaine
de la réhabilitation
des sols contaminés.
Il s’agit d’un
équipement de quatrième
génération prénommé
MARK IV qui permet de dissocier
les polluants organiques chlorés
ou non chlorés en des
composés ou des éléments
inoffensifs tels que l'eau,
l'oxygène et le gaz
carbonique. Les atomes de
chlore (Cl) qui sont emprisonnés
dans des cycles de benzène
(6 atomes de carbone fortement
liés) et qui confèrent
aux BPC et autres organochlorés
leur dangerosité sont
expulsés à haute
température et réassociés
avec de l’hydrogène
pour former un gaz commun
mais acide, le HCL. Ce gaz
sera neutralisé au
cours du processus de décontamination.
Finalement, nous donnons un
certificat qui stipule, entre
autres, la capacité
maximale à traiter,
soit 100 000 tonnes par année
à 12,5 tonnes à
l'heure, et la capacité
maximale à l'heure
de destruction des contaminants
organiques chlorés
(15 kg/heure), nonobstant
le débit. Ce certificat
d'autorisation mentionne également
dans les détails, les
paramètres spécifiques
de trairement (température,
pourcentage d'oxygène,
temps de résidence
dans la chambre de combustion
secondaire, efficacité
de destruction, ect.) et la
procédure analytique
(eau, air, sol) à laquelle
RSI est assujettie.
Comment fonctionne le MARK
IV ?
Le procédé d'oxydation thermique MARK IV
comprend quatre étapes
:
1) La phase de désorption
thermique (bleu)
Les sols contaminés
sont acheminés par
convoyeur jusqu’à
un réacteur (la chambre
de combustion primaire) ou
ils sont chauffés entre
650 °C et 800 °C dépendamment
du type de contaminant et
de la texture du sol traité.
Durant cette étape,
les polluants organiques (c’est-à-dire
ceux qui contiennent du carbone)
sont volatilisés sous
forme gazeuse et acheminés
dans la chambre de combustion
secondaire. À ce stade-ci,
les sols rendus inertes sont
débarrassés
des polluants organiques.
2) La phase de recombinaison
des polluants en des composés
inoffensifs (vert)
Les gaz chargés des
polluants organiques sont
chauffés à plus
de 1000 °C afin de briser
les cycles carbonés
ou sont emprisonnés
les atomes de chlore. Il s’agit
d’une étape d’oxydation
(en présence d’oxygène)
très rapide de cassage
et de recombinaison. À
ce stade-ci, les contaminants
organiques d’origine
sont décomposés
et les entités chimiques
résultantes sont acheminées
dans la tour de refroidissement
et de conditionnement des
gaz.
3) La phase de refroidissement
et de conditionnement des
gaz (rouge)
Les gaz rendus chauds et acides
sont refroidis par pulvérisation
d’eau et neutralisés
par injection de chaux hydratée
et de charbon activé.
L’eau ainsi mise en
contact avec les gaz devient
vapeur. C’est cette
vapeur blanche que l’on
retrouvera plus tard à
la sortie de la cheminée
après avoir été
nettoyé des poussières
qu’elle contient.
4) La phase finale de filtration
des gaz (jaune)
Deux unités sophistiquées
comprenant chacune 210 sacs
filtrants débarrassent
les gaz des particules encore
présentes. Ces 420
sacs filtrants mesurant 4
mètres de longueur
chacun sont automatiquement
dépoussiérés
par pulsation à air
comprimé empêchant
tout colmatage des unités.
À ce stade-ci, les
gaz d’échappement
débarrassés
des fines poussières
sont conformes aux normes
québécoises,
canadienne et américaine.
Les émissions à
l’atmosphère
(composées essentiellement
de vapeur d’eau) sont
analysées en continu,
les sols le sont à
l’entrée et à
la sortie du procédé
et font l’objet d’un
suivi détaillé
en temps réel incluant
la destination finale. De
plus, toutes les eaux ayant
été en contact
avec les sols contaminés
sont traitées et analysées
avant d’être réutilisées,
pour la majeure partie, dans
le procédé.
Contrôle
du procédé

Le
procédé est
contrôlé par
des boucles à rétroaction
(feed-back) avec un automate
programmable (PLC). De plus,
les paramètres critiques
sont protégés
par des circuits d'enclenchement
automatique pour assurer la
sécurité et
une opération efficace.
L'interface-opérateur
est formé d'un lien
de communication entre le
PLC et l'ordinateur, un logiciel
de contrôle, le clavier
et l'écran.
Plusieurs points de mesure
des températures ont
été implantés
pour contrôler le procédé
: à chaque extrémité
du four rotatif, à
la base et en haut de la CCS
(chambre de combustion secondaire),
à la sortie de la TCG
(tour de conditionnement)
, dans le venturi, à
l'entrée du système
de filtration et à
la cheminée. Toutes
ces valeurs sont suivies en
continu.
Les régulateurs de
température du four
rotatif contrôlent le
brûleur de la CCP (chambre
de combustion primaire) et
l'apport d'air auxiliaire.
Le régulateur de température
de la TCG contrôle le
débit d'injection d'eau.
Le monitoring des autres températures
est requis pour répondre
aux normes en vigueur pour
ce type d'équipement.
L'opérateur de l'unité
de désorption thermique
peut visualiser à tout
moment l'état des opérations
sur la console vidéo
du système. Il dispose
à portée de
main des contrôles nécessaires
à suppléer aux
systèmes automatisés.
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